Un accident de bus fait 43 morts5 min read

Le vendredi 23 octobre 2015, vers 7h30, un camion et un bus transportant des personnes âgées entrent en collision à Puisseguin, près de Libourne. Le bilan est très lourd : 43 morts et 8 blessés, dont 4 graves. C’est le plus grave accident de la route en France depuis 1982 1.
Le bus était partis quinze minutes avant l’accident. Il transportait 49 personnes en plus du chauffeur. Les passagers étaient des personnes âgées membres d’un club du troisième âge, le Petit Palaisien. Elles se rendaient dans les Pyrénées-Atlantiques pour leur sortie annuelle 2.

Le camion était conduit par Cédric, un homme de 31 ans. Il venait de livrer un chargement de bois en Gironde et repartais vers l’Orne avec une remorque vide. Son fils de trois ans, en vacances, se trouvait lui aussi dans le camion, dans un siège-auto. Le père de Cédric, directeur de l’entreprise de livraison l’employant, l’a décrit comme minutieux et expérimenté. 3.

Le camion et le bus se croisent au niveau d’un virage étroit. Le camion entre probablement dans le virage à une vitesse trop élevée par rapport à l’état de la route. Il part en portefeuille et dérape sur la partie gauche de la chaussée. Le bus ne peut éviter le camion et entre en collision frontale avec la remorque 4.
Le choc est très peu violent. Certains passagers ne l’ont même pas ressenti. Mais l’incendie démarre instantanément et se propage très vite. Le bus est rapidement entouré par les flammes, et le toit commence à fondre. Les passagers se dirigent rapidement vers la sortie. Quatre d’entre eux sortent par la porte de derrière, et quatre autres (dont le chauffeur) par la porte de devant. Deux automobilistes arrivés juste après l’accident ne peuvent rien faire car le feu est déjà trop important. Plusieurs passagers continuent d’appeler à l’aide depuis l’intérieur du bus, certains sont mêmes tombés à l’extérieur, mais personne ne peu les aider à cause de la violence de l’incendie 5 6 7.
Le chauffeur du camion et son fils meurent également dans l’accident 8.

Après l’accident, des habitants et des élus locaux pointent du doigt la dangerosité de la route. Quatre heures à peine après l’accident, le député de Gironde Noël Jean Mamère dénonce l’entretien de la route, qu’il juge insuffisant 9. Elle comporte une succession de virages serrés, et plusieurs accidents y ont déjà eu lieu. Le virage dans lequel a eu lieu l’accident est réputé être le plus dangereux de tous 10.
Pourtant, d’après le délégué interministériel à la Sécurité Routière Emmanuel Barbe, cette route n’était pas classée comme dangereuse, et elle est même inconnue du fichier des accidents corporels de la Sécurité Routière. De plus, le revêtement de la route avait été entièrement refait cinq ans plus tôt 11.

Mais les plus grosses interrogations viennent de la vitesse de la propagation de l’incendie.
D’après l’enquête officielle, un outil présent dans le coffre du camion a perforé un réservoir auxiliaire sous pression, en dessous de la cabine. Un brouillard de gouttelettes de gasoil s’est répandu dans le bus et s’est enflammé. Des vitres du bus, qui se sont cassées lors de l’accident, ont créé un appel d’air qui a rapidement propagé l’incendie 12.
Mais une autre théorie est apparue sur internet. Depuis une nouvelle directive de la Comission Européenne, l’ancien gaz des climatisations s’est retrouvé interdit car trop dangereux pour l’environnement. Un seul gaz correspond aux nouveau critères. Il remplace progressivement l’ancien gaz, au rythme de la maintenance des climatisations. Or le nouveau gaz est dangereux pour les utilisateurs. Il est très facilement inflammable et, en cas d’incendie, produit un acide extrêmement puissant. Le circuit de la climatisation, en haut du bus, aurait été perforée dans l’accident et aurait permis la propagation rapide du feu par le toit.
Plusieurs personnes dénoncent le rôle de la Commission Européenne, qui a cédé aux lobbys étrangers. Le nouveau gaz de climatisation est uniquement fabriqué par des entreprises états-uniennes. 13 14.
Quoi qu’il en soit, la dangerosité du nouveau gaz de climatisation faisait débat auprès des professionnels de l’automobile déjà plusieurs années avant l’accident 15 16.