Assassinat de Agnès Marin à Chambon-sur-Lignon3 min read

Le corps calciné d’une adolescente est retrouvé le 19 novembre 2011 vers 20h30, à 5 km de Chambon-sur-Lignon, en Auvergne. C’est un lycéen, placé en garde à vue deux jours plus tôt, qui a indiqué aux gendarmes l’emplacement du corps 1, qu’il indique comme étant celui de Agnès Marin. Son identité est confirmée quelques jours plus tard.

Agnès Marin

Agnès Marin était une adolescente de 14 ans qui fréquentait le collège Cévenol, en classe de troisième. Elle n’est pas rentrées de la sortie libre du mercredi après-midi. Les gendarmes mettent alors en œuvre d’important moyens pour sa recherche et diffusent un avis de recherche 2.
Lors de l’enquête, les gendarmes arrêtent un jeun homme de 17 ans. C’est la dernière personne à avoir vu Agnès Marin en vie, et il est déjà connu des services de police. De plus, il présente des griffures au visage.
Il avoue avoir violé puis tué Agnès Marin.

La presse nationale ne parle pratiquement pas de la disparition en elle-même. C’est le passé de l’assassin présumé qui fait la une des journaux.
Il est déjà en attente de jugement pour une autre agression sexuelle, en août 2009.

La mère d’Agnès Marin déclare que le collège Cévenol avait fait une grosse erreur en acceptant le meurtrier présumé dans l’établissement 3. Son grand-père va même jusqu’à dire que le directeur du lycée est complice d’assassinat, accusant même le meurtrier présumé d’être de la graine de nazi 4.
Au moment des faits, le meurtrier présumé n’avait encore jamais été condamné, pour aucun motif. De plus, son passé n’était pas connu par la direction du collège Cévenol.

Côté politique, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ne fait pratiquement aucun commentaire sur l’affaire, contrairement à d’habitude, sans doute pour ne pas se mettre les juges à dos à l’approche des élections présidentielles.
Ses ministres, par contre, promettent de nombreuses lois pour lutter contre la récidive, alors que le meurtrier présumé n’est pas récidiviste, et qu’une loi similaire avait été votée trois mois plus tôt.
Claude Guéant (ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration) et Michel Mercier (Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Libertés) souhaitent que la loi permette à la justice et à l’éducation d’échanger leurs informations dans ce genre de cas, ce que la loi permets depuis 2007 5.
Aucune de ces lois ne sera votée.